Qu’est-ce que le Centre Maurice-Leenhardt (CML)?

Créé en 2006, dans le cadre de l’Institut Protestant de Théologie (IPT), le Centre Maurice-Leenhardt de Recherche en Missiologie a son siège dans les locaux de la Faculté de théologie de Montpellier.CML 2012

Il est intégré à la structure associative de l’IPT, dont il constitue l’un des pôles de recherche.

Le Centre a pour objectif de promouvoir la recherche en missiologie et d’en favoriser la diffusion par l’organisation de colloques ou de journées d’étude interdisciplinaires, par la tenue d’un séminaire annuel destiné aux étudiants chercheurs (niveau cycle M Recherche et Doctorat) et par la constitution progressive d’un fonds de documentation.

Il s’inscrit dans l’axe de recherche de l’IPT « Territoires et Exils ».

Il est actuellement co-dirigé par Marc Boss et Gilles Vidal. Jean-François Zorn en est le directeur honoraire.

A l’occasion de ses 10 années d’existence, le CML a organisé un colloque international du 1° au 3 juin 2016 à Montpellier.

Pourquoi le patronage symbolique de Maurice Leenhardt?

Originaire d’une famille montpelliéraine, Maurice Leenhardt (1878-1954) effectue ses études à Montauban, dans la Faculté de théologie qui sera plus tard transférée à Montpellier.

Maurice LeenhardtMissionnaire en Nouvelle-Calédonie entre 1902 et 1928, il rapporte de cette expérience un matériel scientifique qui sert de base à ses travaux ethnographiques sur la culture canaque. À son retour en France, il prend la direction de l’École des missions protestantes à Paris et fonde en 1932 la revue Le monde non chrétien. En 1942, il est nommé à la chaire d’histoire des religions de l’École pratique des hautes études (Paris-Sorbonne), où il succède à Marcel Mauss. Il est élu membre de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer en 1948.

Dans Le mouvement éthiopien au Sud de l’Afrique de 1896 à 1899, son premier travail scientifique, publié en 1902, réédité en 1976 par l’Académie des sciences d’Outre-Mer, Leenhardt esquisse les grandes lignes de sa critique des conceptions coloniales de la mission. Dans son maître ouvrage, Do Kamo. La personne et le mythe dans le monde mélanésien (1947), il récuse l’idée d’une « mentalité prélogique » (Lucien Lévy-Bruhl) chez les peuples premiers en montrant que mythe et raison sont deux modes complémentaires de la pensée universelle. Cette intuition centrale de son travail ethnographique oriente également la missiologie postcoloniale dont la revue Le monde non chrétien contribue, dès les années 1930, à dessiner le programme.

Le CML n’est pas un centre de documentation sur Maurice Leenhardt même si la bibliothèque de la Faculté de théologie de Montpellier dispose de plusieurs de ses ouvrages. Une grande partie des archives de M. Leenhardt sont déposées aux Archives Territoriales de la Nouvelle-Calédonie.

Fonctionnement du CML

Le CML est dirigé par deux directeurs assistés d’un conseil scientifique regroupant des professeurs et chercheurs associés. Il accueille les étudiants de master et les doctorants de l’IPT et d’autres universités ou instituts supérieurs ainsi que des membres associés.

Le CML fonctionne ordinairement en trois journées d’étude par an se déroulant de 9h00 à 17h00 à l’IPT-Montpellier. Y interviennent les responsables du Centre, des enseignants-chercheurs ou des doctorants invités ainsi que les étudiants en Master et Doctorat faisant régulièrement état de leurs travaux.

Depuis 2014 une journée consacrée à l’épistémologie en histoire est co-organisée avec le Séminaire d’histoire moderne des religions (SHMR) de l’IPT-Montpellier et le Département d’histoire de l’IPT.

D’autre part des journées d’études spécifiques sont co-organisées par des laboratoire ou des groupes de travail dépendant de, ou collaborant régulièrement avec le CML tels que la Société d’Etude du Méthodisme Français ou le laboratoire CRISES de l’Université Paul-Valéry, Montpellier 3.

Accueil de doctorants étrangers

Le CML, en collaboration avec le Service Protestant de Mission – DEFAP et la CEVAA, accueille régulièrement des doctorants disposant d’une bourse de six mois pour recherches doctorales. Ses directeurs assurent le suivi et le bon déroulement de ces recherches pour ces doctorants issus d’établissements principalement africains.